Les Pèrematozoïdes…

Non, non, il n’y a pas de faute d’orthographe, je parle bien des pèrematozoïdes, une variété humaine qui se comporte d’une manière assez comparable à un spermatozoïde.

Commençons d’abord par décrire ce dernier… Au départ, il ressemble à un œuf mais dans cet état, il serait incapable de se mouvoir autrement qu’en se faisant emporter par un quelconque courant. Pour qu’il puisse quand même se mouvoir, la nature l’a doté d’un petit moteur, un cil vibratile que l’on peut appeler queue. Pour animer ce cil, une réserve de glucose placée dans une protubérance entre l’œuf et le cil lui permet de l’alimenter. Ce cil se met alors à vibrer comme une palme de canard et ce mouvement ondulatoire lui permet de se déplacer mais d’une manière très désordonnée. La confusion est telle qu’un seul sur une quantité pouvant atteindre 300 millions parviendra à sa destination finale, percer et féconder un ovule pour enclencher le processus de la Vie.

Si le spermatozoïde ne vit que quelques heures, c’est simplement parce qu’il n’a aucune possibilité de refaire son plein de glucose. Une fois son stock épuisé, il ne peut plus se mouvoir et complètement affaibli, il finit par mourir sans avoir réussi à mener à bien sa mission, donner son ADN afin de renforcer l’architecture de l’espèce humaine par croisement génétique.


C’est dire si les chances de survie d’un spermatozoïde sont extrêmement faibles…

Pourtant, certains réussissent à survivre en prenant une apparence humaine généralement masculine. Il existe également des mèrematozoïdes dont le comportement est assez comparable. Leurs signes distinctifs à tous les deux, un œuf qu’ils croient être le centre du monde mais que l’on peut désigner sous le terme d’ego démesuré, une réserve d’énergies continuellement en manque qui fait qu’ils sont toujours en quête de quelque chose, et un appendice ondulatoire qui ne cesse de s’agiter en tout sens. C’est fou le nombre d’activités qu’ils prétendent faire dans une seule semaine, brassage à tous les étages, de la cave au grenier. Les cas de pèrematozoïdes étant majoritaires par rapport aux mèrematozoïdes, je ne développerai que sur cette majorité. Les femmes concernées corrigeront d’elles-mêmes.

Le pèrematozoïde est souvent un enfant qui n’a jamais été capable d’accepter ce que ses parents ont cherché à lui donner pendant toutes les années où il était un enfant. Incapable de recevoir, il a développé très tôt une immense capacité à prendre ce que l’on voulait lui donner car pour lui, prendre est un acte qui le nourrit alors que recevoir lui demande un trop gros effort d’acceptation et de renvoi vers ses donateurs.

Faire le choix d’avoir des enfants est une action hautement spirituelle autant pour la mère (même si ce n’était pas sa volonté) que pour le père. Jusqu’à l’âge adulte, chaque enfant vit la première partie de la Vie, celle de l’apprentissage, celle de l’accès à la connaissance, celle de la découverte de l’Amour le plus pur et des souffrances les plus terribles. La seconde partie de la vie est de permettre à cet enfant devenu adulte de rendre ce qu’il a reçu pendant son enfance…


Redonner ce que l’on a reçu doit être le leitmotiv pour tout parent, mère ou père…

Cet apprentissage ne peut se faire que si les parents considèrent qu’un enfant est avant tout pour eux l’occasion de redonner ce qu’ils ont d’abord reçus. C’est vrai que certaines personnes avant d’être parents, n’ont reçus que des souffrances mais dans ce cas, il leurs appartient de faire les efforts nécessaires pour se tourner vers un comportement positif qu’est le don de soi, le don aux autres, surtout à ses enfants puis plus tard, à ses petits-enfants. Mais pour beaucoup, c’est loin d’être facile car des blocages profonds peuvent perturber cette capacité à donner qui devrait se faire comme une simple participation à la Vie, à l’Amour et à la vibration de l’Univers.

Redonner à l’humanité n’est pas systématique, loin de là. Certains parents en sont incapables simplement parce qu’ils s’épuisent dans une agitation permanente et totalement désordonnée. Comme ils se gaspillent en tout sens, ils ont besoin de s’alimenter sans arrêt et les seuls carburants qui leurs conviennent restent les différentes formes de pouvoir, des pouvoirs sur des personnes plus faibles qu’eux bien sûr car ils ne s’attaquent jamais à des gens plus forts.


On peut être lâche mais avoir un instinct de survie particulièrement bien développé.

Au lieu de donner ce qu’il a de meilleur en lui à ses enfants, ce pèrematozoïde préfère leurs prendre les énergies qu’ils développent souvent seuls par leurs propres moyens ou grâce à la présence aimante de la mère que le pèrematozoïde ne cessera de dénigrer. Il pompe tout ce qu’il peut pour continuer à croire et à faire croire à son entourage qu’il existe. En réalité, ce n’est que de la misère spirituelle de sa part que rien ne peut combler, il est toujours en manque…

Si de plus, ce pèrematozoïde est muni d’une grande intelligence, alors il saura parfaitement en user pour tout détourner à son avantage afin que n’importe quelle information soit systématiquement adaptée à ses exigences personnelles. La manipulation mentale et le mensonge sont les deux forces les plus puissantes chez cette personne. Combien de mères ont été bafouées, piétinées, laminées par un tel individu avant de trouver la force de se dégager, elles et leurs enfants de cette emprise qui peut aller jusqu’à l’assassinat moral et parfois physique. Un pèrematozoïde est un dangereux prédateur pour ses enfants comme pour la mère de ses enfants qui se retrouve forcément affaiblie par tout le travail de protection qu’elle doit impérativement mettre en place pour protéger ses enfants en s’exposant dangereusement.

Sans cesse, il s’efforce de prouver à son entourage que ses défauts n’en sont pas. Le raisonnement intellectuel que l’on peut lui opposer n’a aucune prise sur lui car il est incapable d’entendre quelque chose qui ne sort pas de sa bouche, il est bien trop agité pour cela. Il n’y a qu’un moyen de se débarrasser d’un pèrematozoïde, le priver de ses carburants préférés, la colère, la jalousie, l’orgueil, l’avidité, la vanité…

Ne reste que l’arme absolue, le Silence… Un pèrematozoïde ne supporte pas le Silence, c’est comme si sa petite queue cessait de s’agiter…


Pour le pèrematozoïde, le Silence est un signe de mort imminente.

Alors si l’un d’eux vous agresse, regardez le calmement, ne lui répondez pas, restez dans le silence.
Pensez et visualisez une jolie boule de lumière et décrochez-vous de lui.
Vous avez en vous une force immense, l’Amour, utilisez-le…

C’est le plus puissant des solvants pour vous laver de tout ce qu’un tel personnage peut et a pu déverser sur vous. Faites-en une bulle de protection pour vous et mettez-y vos enfants…


Patientez encore quelques instants…
Regardez bien, il ne frétille plus, il s’immobilise, il meurt…

Dans un moment, il va vous faire sa dernière mascarade avant de s’enfuir à toutes jambes car un pèrematozoïde ne peut survivre que si vous le laissez avoir une emprise sur vous. Avant, il se nourrissait de vos colères et pour se faire, il vous poussait sans cesse dans vos derniers retranchements. En fait il n’était qu’un vampire.


Une seule pensée d’Amour de votre part suffit à le désarmer définitivement…
La peur de vous affronter de nouveau le poussera à chercher une autre victime.



© Pierre pour CROIX de LUMIERE. . .




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