Saint Ignace de Loyola

C’est lors de mon séjour à la Casa de Joao de Deus que j’ai eu la surprise de découvrir que le patron spirituel de ce lieu de guérison spirituel est Saint Ignace de Loyola, ancien militaire qui découvrit Dieu pendant sa longue retraite forcée et qui créa un ordre de dévotion au service des autres : les Jésuites.

Mon séjour de trois semaines a été l’objet d’évènements très particulier que j’ai transcris le plus sincèrement possible dans un récit très complet que vous pouvez découvrir sur ce même site…

Le cheminement spirituel d’Ignace de Loyola est suffisamment étonnant pour que j’ai envie de vous le faire découvrir. Après, peut-être aurez-vous envie de vous intéresser à ses Ecrits Spirituels…

Íñigo de Oñaz y Loyola, nom francisé en Ignace de Loyola est né le 24 décembre 1491 à Azpeitia dans le Pays basque espagnol. Il est le fondateur et le premier Supérieur général de la Compagnie de Jésus, en latin abrégé SJ pour Societas Jesu, congrégation catholique reconnue par le pape Paul III en 1540 et qui prit une importance considérable dans la réaction de l'église catholique aux XVIe et XVIIe siècles, face à l'ébranlement causé par la Réforme protestante.

Auteur des Exercices spirituels, il fut un extraordinaire directeur de conscience. La spiritualité ignacienne est l'une des principales sources d'introspection religieuse dans la religion catholique. À la tête des Jésuites, il devint le fer de lance de la lutte contre le protestantisme et un ardent promoteur de la Réforme catholique, aussi appelée Contre-réforme. Il est mort le 31 juillet 1556 à Rome et a été canonisé par le pape Grégoire XV le 12 mars 1622, en même temps que François Xavier et Thérèse d'Avila. Sa fête est célébrée le 31 Juillet.

Son Histoire :

Eneko (Íñigo en castillan) est né dans le château de Loyola sur la commune d'Azpeitia, à 25 kilomètres au sud-ouest de Donostia-San Sebastián dans la province de Guipuzcoa, au Pays basque (Espagne). Son nom, Iñigo, vient de Saint Enecus (Innicus), père-abbé d'Oña; le nom Ignatius fut pris plus tard lorsqu'il résidait à Rome. Basilique San Ignacio à Azpeitia dans le Pays Basque.

Dernier né d'une fratrie de 13 enfants, Ignace grandit au sein d'une famille de la petite noblesse basque, alliée traditionnelle de la maison de Castille. Il a seulement 7 ans quand sa mère, Marina Saenz de Lieona y Balda, mourut et il noue alors une relation très forte avec son père, don Beltrán Yáñez de Oñez y Loyola. Il connaît l'éducation du grand siècle espagnol qui éclot en cette fin du XVe siècle.

En 1506, Ignace devient page de cour à 15 ans, puis gentilhomme et secrétaire au service d'un parent de sa mère, Juan Velázquez de Cuéllar, trésorier général (contador mayor) de la Reine de Castille, Isabelle la Catholique. Il mène pendant dix ans une vie de cour, comme il le dit lui-même dans son autobiographie : Jusqu'à la vingt-sixième année de sa vie, il fut un homme adonné aux vanités du monde et principalement il se délectait dans l'exercice des armes. Il se lie avec la princesse Catalina, sœur de Charles Quint, séquestrée par sa mère Jeanne la Folle à Tordesillas.

En 1516 (Ignace a 25 ans), la mort de Ferdinand d'Aragon à qui succède Charles Quint entraîne le renvoi de Juan Velázquez et donc d'Ignace. En 1517, Ignace entre dans l'armée du vice-roi de Navarre, récemment rattachée au Royaume de Castille (1512). Le 20 mai 1521, alors qu'il a atteint l'âge de trente ans, il se retrouve à défendre la ville de Pampelune (Pays basque) contre les troupes franco-navarraises, qui avec l'appui de François Ier, cherchait à récupérer la couronne de Navarre au bénéfice de la famille d'Albret. Submergés par le nombre, les espagnols voulurent se rendre, mais Ignace les exhorte à se battre. Une jambe blessée, l'autre brisée par un boulet de canon, il est ramené à son château et on l’opère avec toute la barbarie de l’époque. Malheureusement, sa jambe droite restera plus courte de plusieurs centimètres pour le restant de sa vie.

Durant sa longue convalescence de neuf mois, faute de trouver les célèbres romans de chevalerie du temps, il lit de nombreux livres religieux comme une "Vie de Jésus" de Ludolphe le Saxon en quatre volumes ou la "Légende dorée" de Jacques de Voragine, richement illustrée qui narre les faits et gestes de saints.

Dans un mélange de ferveur et d'anxiété, il voit en songe lui apparaître "Notre-Dame avec le Saint Enfant Jésus"… Alors, il prend la décision de rejeter "sa vie passée et plus spécialement les choses de la chair".

Ignace ne songe plus qu'à adopter une vie d'ermite et à suivre les préceptes de saint François d'Assise et d'autres grands exemples monastiques. Il se décide à se dévouer entièrement à la conversion des infidèles en Terre Sainte au point qu’un esprit de compétition l'anime. Par ailleurs, en signe d'expiation, Ignace veut partir en pèlerinage et toute sa vie, il recherchera les sites consacrés à la dévotion chrétienne. Il devient pèlerin, dans la plus pure tradition médiévale, "El Pelegrino", ainsi qu'il titre ses souvenirs dicté à Gonçalves de Camara à la fin de sa vie.

Après son rétablissement, il quitte en février 1522 la maison familiale pour rejoindre Jérusalem. Sur le chemin, arrivé au monastère bénédictin de Montserrat, près de Barcelone, il se confesse à un père d'origine française, le père Chanon, et passe trois jours complets en prières.

Dans la nuit du 24 mars 1522, dans un geste de rupture avec sa vie ancienne de chevalier, il accroche ses habits militaires et ses armes devant la statue de la Vierge Noire. Vêtu d'un simple tissu, une espèce de soutane en toile, avec une corde en guise de ceinture, "l’home del sac" en catalan, veut reprendre la route de Barcelone.

Mais, meurtri par son voyage, par ses blessures mal cicatrisées, par l'ascèse qu’il s’impose, (Certains diront bloqué par la peste qui sévit à Barcelone, d'autres pour éviter le cortège du nouveau pape Adrien VI qui se rend de Madrid à Rome), il passe plusieurs mois dans une grotte près de la ville de Manresa (Manrèse en français) en Catalogne ou il pratique le plus rigoureux ascétisme.

Il mène jusqu'au début de 1523 une vie d'ermite au cours de laquelle il commence la rédaction de ce qui deviendra les Exercices spirituels. Depuis sa "conversion", Ignace avait pris l'habitude de consigner dans des carnets, les extraits les plus frappants des textes qu'il lisait. Lors de son séjour à Manrèse, il prend l'habitude de consigner ses expériences dans un cahier, une sorte de journal intime qui deviendra l'un des livres clés de la spiritualité chrétienne.

Devenu "Pèlerin de Dieu", le 20 mars 1523 il prend la route de la Terre Sainte où Ignace vise deux buts bien précis: nourrir sa propre dévotion et aider ceux et celles qui l'entourent. Aussi lui serait-il bien aise de demeurer à Jérusalem. De Barcelone, il embarque pour l'Italie. A Rome, il est béni par le pape Adrien VI. Puis il continue son périple jusqu'à Venise et il parvient à Jérusalem le 04 septembre 1523.

Malheureusement, il n’y restera que trois semaines mais pendant ce court laps de temps, il se recueillera longuement au Mont des Oliviers. L'autorisation de s’installer à Jérusalem lui est cependant refusée par les Franciscains qui jugent la situation trop dangereuse. Eux-mêmes ont beaucoup de mal à faire vivre leur petite communauté et cet être étrange ne les rassure pas vraiment.

Ignace est donc très déçu par la réponse de ces hommes. Dans sa retraite de Manrèse, il avait reçu l'ordre d'attendre à Jérusalem afin d’y rencontrer "l'Esprit Saint promis". Comme il est manifeste que le Seigneur ne veut pas de lui à Jérusalem, Ignace se demande ce qu’il doit faire.

Peu de choses ressortent de ce séjour mais pendant le voyage de retour, il se sent fortement inspiré de se livrer aux études pendant quelque temps afin d'être bien plus utile à ses prochains.

Ce rejet de la part des Franciscains lui a permit de se remettre vraiment en cause. Tous ses plans sont chamboulés, toutes ses démarches antérieures sont réduites à néant. Il retraverse la Méditerranée se retrouve à Venise où il se convainc de l'absolue nécessité d'étudier afin de pouvoir mieux enseigner.

Après la méthode religieuse mise au jour dans les Exercices, la conviction du rôle des études va être une autre des caractéristiques du futur projet de création de l’ordre des Jésuites.

De retour à Barcelone en mars 1524 (Il a 33 ans), il consacre les onze années suivantes aux études, reprend des cours de base (grammaire et latin) à Barcelone et, dès 1526, il en sait assez pour suivre les cours de philosophie et de théologie à l'université d'Alcalá de Henares. Foyer intellectuel brillant de la Castille, cette Université rassemble tous les Alumbrados et Conversos qui forment le climat spirituel de cette époque. À la fin de 1527, encouragé par Alonso de Fonseca, archevêque de Tolède, il rejoint la plus prestigieuse de toutes : l'université de Salamanque mais les attaques vives qu'il subit, en particulier de la part de l'Inquisition et des dominicains, le décide à se rendre à Paris en février 1528.

Ses progrès dans la compréhension des mécanismes de l'enseignement et sa capacité à dominer intellectuellement les écrits les plus érudits en faisant appel à son immense sens du discernement, le distinguent auprès de ses professeurs. Mais sa personnalité rigoureuse et entière, son attitude réformatrice lui créent de nombreux ennemis. À Barcelone, il est battu très sévèrement et son compagnon est tué sur l'instigation de notables vexés de ne plus être admis dans un couvent qu'Ignace avait récemment réformé.

À Alcalá, un inquisiteur, le grand vicaire Figueroa, le harasse constamment le soupçonnant d'illuminisme, allant même jusqu'à l'emprisonner pendant quelques semaines. A Paris, ses épreuves furent variées, pauvreté, maladie, œuvres de charité, discipline du collège particulièrement sévère dans celui de Montaigu où il résida. Il était trop pauvre et ignorait l’existence d’un autre collège plus libéral qu’il rejoignit, le collège Sainte-Barbe. Il y fut tout de même accusé publiquement par Diego de Gouvea, recteur du collège, d'enfreindre les règles mais il se défendit et obtint des excuses publiques.

À l'université de Paris, Ignace se retrouve "dans le chaudron de la Renaissance", au cœur de ce que Jean Lacouture appelle la décennie prodigieuse et qui débute en 1525 avec la polémique entre Erasme (De libo arbitrio) et Luther (De servo arbitrio). Puis vinrent la création du collège de France en 1530, la parution du Pantagruel de Rabelais (1532) et enfin, la parution de l’Institution de la religion chrétienne de Calvin en 1536. Il est reçu Maître ès Arts le 13 mars 1533. Pendant ce temps, ayant débuté ses études de théologie, il est licencié en 1534. De plus, il ne peut être reçu docteur, ses ennuis de santé le conduisant hors de Paris en mars 1535.

En France, Ignace de Loyola regroupe autour de lui des étudiants de qualité issus d'horizons divers, mais tous unis par une commune fascination pour Ignace. Il connut en particulier au collège Sainte-Barbe, ses deux premiers compagnons qui furent le Savoyard Pierre Favre et le Navarrais Francisco Iassu de Aprizcuelta y Xavier dit François Xavier. Puis, Diego Lainez et Alonso Salmerón le rallièrent, connaissant sa réputation d'Alcalà. Enfin, Nicolás Bobadilla et Simón Rodríguez de Azevedo, un Portugais.

Ignace évolua progressivement sur l'attitude et la discipline qu'il s'imposait. Prenant en compte les critiques reçues à Alcalà et à Salamanque sur les pratiques d'extrême pauvreté et de mortification, il s'adapta à la vie dans la cité, en dirigeant les efforts de tous vers les études et les exercices spirituels. Le lien devint très fort avec ses compagnons unis dans le grand idéal de vivre en Terre Sainte, la même vie que le Christ.

Le 15 août 1534, à l'issue de la messe célébrée à Montmartre dans la crypte Notre-Dame par Pierre Favre, ordonné prêtre trois mois auparavant, les sept prononcent les deux vœux de pauvreté et de chasteté et le troisième vœu de se rendre dans les deux ans à Jérusalem pour y convertir les infidèles dès la fin de leurs études.

Ils furent ensuite rejoints par Claude Le Jay, un autre Savoyard de Genève et deux Français, Jean Codure et Paschase Broët. Unis par le charisme d'Ignace, les nouveaux amis décident de ne plus se séparer.

Après avoir quitté Paris, il se rend six mois en Espagne puis à Bologne où, incapable de se remettre aux études, il se consacre à des œuvres de charité, attendant que ses 10 compagnons rejoignent Venise (6 janvier 1537) sur la route de Jérusalem. Mais la guerre avec les Turcs les empêchent de poursuivre. Ils décident de reporter d'un an leur engagement, après quoi ils se mettront à disposition du pape.

Ignace de Loyola, comme la plupart de ses compagnons est ordonné prêtre à Venise le 24 juin 1537. Tous partent ensuite dans des villes universitaires voisines, Ignace avec Pierre Favre et Laynez prennent en octobre 1537 la route de Rome. En vue de la ville au lieu-dit la Storta, Ignace a une vision de Dieu s'adressant à lui après l'avoir placé à côté du Christ : "Je vous serai propice à Rome".

À Rome, capitale des États pontificaux, Alexandre Farnèse venait d'être élu pape en 1534, sous le nom de Paul III et il approuve la création de la Compagnie de Jésus en 1540. A cette époque, il règne sur une capitale en crise, à peine remise du sac de Rome par les troupes de l'empereur en 1527. Il est en butte à la corruption généralisée et cette ville est le siège d'une église en crise, profondément ébranlée par la fulgurante progression de la Réforme qui est menacée dans son existence de tous les côtés.

Paul III perçoit rapidement tout le profit qu’il a à tirer de cette nouvelle société de prêtres savants, rigoureux, intègres et d’un immense volontarisme réformateur. En novembre 1538, après de nombreux contacts avec Lainez, Paul III reçoit Ignace et ses compagnons venus lui faire leur "oblation", don à Dieu. Ce dernier leur ordonne de rester travailler à Rome qui sera leur Jérusalem. Dès lors, s'ébauche la Compagnie de Jésus ou Ordre des jésuites.

De mars à juin 1539, selon les minutes rédigées par Pierre Favre, ils débattent de la forme à donner à leur action, devoir d'obéissance, rôle dans l'éducation, cohésion du groupe alors que l'activité missionnaire ne fera que disperser les Jésuites…

En août 1539, Ignace, Codure et Favre rédigent la prima Societatis "Jesu instituti summa", esquisse de la constitution de la Compagnie avec quelques points forts : l'obéissance à un préposé général, l'exaltation de la pauvreté, le refus du cérémonial monastique, et en particulier de la prière collective et des mortifications. Malgré quelques oppositions à la Curie, la création de la Compagnie de Jésus est acceptée par le pape Paul III le 27 septembre 1540, dans sa bulle "Regimini militantis ecclesiae" qui reprend la "formula instituti" tout en limitant le nombre de profès à soixante. Cette restriction fut rapidement éliminée lors de la promulgation de la bulle "Injunctum nobis" du 14 Mars 1543.

Le 22 avril 1541, Ignace est élu, en dépit de ses réticences, premier supérieur général de la Compagnie de Jésus puis il fit avec ses compagnons, sa profession dans la basilique Saint-Paul-hors-les-murs. L'Ordre est dès lors constitué. Ignace fut chargé en 1541 de mettre au point les règles d'organisation de la nouvelle compagnie, les fameuses Constitutions, mais il ne démarra ses travaux qu’en 1547, introduisant d’abord progressivement des coutumes, destinées à se transformer à terme en lois.

En 1547, Juan de Polanco devint son secrétaire et, avec son aide, Ignace réalisa un premier jet des Constitutions entre 1547 et 1550 tout en sollicitant simultanément l'approbation pontificale de réaliser une nouvelle édition de la "Formula Instituti". Le pape Jules III l'accepta le 21 juillet 1550 dans la bulle "Exposcit Debitum", Ignace est alors âgé de 59 ans.

En parallèle, un nombre important de pères se permirent de réviser le premier texte, mais ne proposèrent en fait que peu de changements. De son côté, Ignace réalisa une nouvelle version qui s’avérait être assez différente. Elle fut publiée et pris force de loi dans la Compagnie. Des amendements légers y furent introduits régulièrement par Ignace jusqu'à sa mort.

Sous le nouveau général Jacques Lainez, la première congrégation générale de la Compagnie de Jésus décida d'imprimer le texte qui resta tel quel jusqu'aux modifications introduites par la 34éme congrégation en 1995.

Ignace envoya ses compagnons comme missionnaires en Europe d’abord pour créer un réseau d'écoles de collèges et de séminaires. Juan de Vega, l'ambassadeur de Charles Quint à Rome y avait rencontré Ignace et il l'avait en grande estime ainsi que ses jésuites. Quand il fut nommé Vice-roi de Sicile, il les invita à le rejoindre et ainsi, un premier collège fut fondé en 1548 à Messine, collège qui eut rapidement un grand succès. Ses règles et ses méthodes furent rapidement reproduites partout.

À sa mort, le 31 juillet 1556 à Rome alors qu’il est âgé de 65 ans, la Compagnie de Jésus compte déjà plus de mille membres répartis dans douze provinces, et gérants 72 résidences ainsi que 79 maisons et collèges d’enseignement religieux.

Les Exercices Spirituels de Saint-Ignace de Loyola…

C’est un ouvrage de méditations et de prières qui est considéré comme le chef-d'œuvre spirituel d'Ignace de Loyola à partir de sa propre expérience spirituelle, vécue notamment lors de sa guérison à Manrèse. Tout l’enseignement d’Ignace de Loyola, est orienté vers le discernement car, pour lui, toute décision humaine est le lieu d’une rencontre avec le Seigneur.

Le livre fait environ 200 pages. Il veut être le "Livre du Maître" qui guide l'accompagnateur spirituel lors d'une retraite d'environ 30 jours. Les méditations ont été écrites de manière à refléter authentiquement la spiritualité catholique, mais l'accent mis sur la rencontre personnelle entre le retraitant et Dieu attire aussi des chrétiens d'autres confessions. Ignace n’est pas un "grand écrivain" au sens où on l’entend habituellement. Ses écrits sont fonctionnels, direction spirituelle, gouvernement de la Compagnie ou personnels. Une édition critique de l’ensemble de ses écrits se trouve dans les MHSI, les Monumenta Ignatiana (22 volumes).

C’est un livret de méditations et de contemplations qui est organisé en quatre semaines, permettant un progrès dans la compréhension de soi-même et dans les mystères de la vie du Christ pour mieux les assimiler. Pour chaque méditation, seuls quelques "points" sont donnés au stagiaire et chaque fois avec beaucoup de sobriété. Dans l’esprit d’Ignace les "Exercices Spirituels" sont toujours faits avec un guide dont le rôle doit être cependant relativement discret car "il doit laisser le Créateur agir sans intermédiaire avec la créature (Le retraitant), et laisser une grande liberté à la créature avec son Créateur et Seigneur"...

6.815 lettres et instructions sont connues, écrites par lui-même ou en son nom par son secrétaire, Juan de Polanco. Ce sont des lettres de direction spirituelle dont la plus ancienne date de 1524. Il s’agit aussi de lettres de gouvernement, d’encouragement et de réprimande. Il y a aussi beaucoup d’instructions pour ceux qui s’apprêtent à fonder un collège ou à participer au concile de Trente. Ces lettres sont adressées autant à des compagnons jésuites, qu’à des personnages importants, bienfaiteurs de la Compagnie, ou encore aux parents de novices, à des fils et filles spirituelles.

Maxime très juste de Saint Ignace de Loyola :

Pour ceux qui croient, aucun mot n’est nécessaire...
Pour ceux qui ne croient pas, aucun mot n’est possible...


Base de ce texte : Wikipédia mais revu et complété par mes soins.



© Pierre pour CROIX de LUMIERE. . .






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