Hathor, Déesse Egyptienne...


Hathor, " Demeure d'Horus ", est vénérée dans plusieurs lieux d'Egypte, dont Gebelein, Kousé et Memphis, mais son principal sanctuaire est à Denderah, capitale du sixième nome de Haute-Egypte.

Hathor peut prendre des apparences très diverses, selon ses manifestations et ses fonctions. Le plus souvent, elle apparaît comme une femme, portant une perruque et des cornes de vache enserrant un disque solaire.

Sous la forme d'un bovidé, elle est la vache céleste de la montagne occidentale de Thèbes qui accueille le roi et prépare sa régénération. Associée aux déserts, elle est la Déesse-Lionne Sekhmet, du "mythe de la Déesse lointaine ", auquel sont associées deux fêtes : la " Fête de l'ivresse " et " Elle est ramenée ". En tant qu'Oeil de Rê, elle apparaît sous la forme du serpent Ouadjet. Elle est également l'uræus que Rê fixa sur son front pour le défendre. Enfin, elle peut prendre également la forme d'un hippopotame ou d'une Déesse-Arbre. Elle est alors la Dame du Sycomore.

Au Nouvel Empire, apparaît un groupe de sept Hathor, sorte de magiciennes qui prédisent l'avenir du nouveau-né. Ses attributs sont le Sistre, le Menat, les signes Ankh et ouas. La Déesse est associée au Sistre et au collier Menat en rapport avec la fécondité, et au papyrus, lieu symbolique de la régénération.

Hathor est à la fois Déesse royale, Déesse de l'amour et Divinité maternelle, protectrice des naissances et symbole de la régénération, Déesse de la joie, de la musique et de la danse, ou encore Oeil du soleil et de la lune.

Elle est aussi la Maîtresse des pays lointains, " Dame de Pount ", " Dame de Byblos ", " Dame du Sinaï " et par là aussi " Dame de la Turquoise ", cette pierre étant extraite de mines du Sinaï. Sur la palette de Narmer, de la 1ère dynastie, elle apparaît sous l'aspect de la Déesse Bât, représentée par deux têtes de vache, vues de face et aux cornes symétriquement recourbées vers l'intérieur.

Dans les textes des Pyramides, on l'appelle déjà " Celle de Denderah ", lieu de culte où Pépi 1er lui a consacré plusieurs monuments. A Saqqarah, dans la tombe du vizir Méhou du début de la VIe dynastie, un texte parle de l'arrivée prochaine du défunt dans l'au-delà : "L'or (Hathor) a créé la beauté de la belle (momie). La belle (momie) arrive à présent chez Hathor, la Maîtresse du sycomore. En paix, en paix vers la contrée des monts d'Occident. ".

Au Moyen Empire, un culte particulier est rendu à Hathor dans la ville de Thèbes, Maîtresse de l'Occident, qui sous la forme d'une vache, veille à la survie du souverain dans l'au-delà. Aussi, à cette époque, apparaît le chapiteau hathorique aux deux faces principales ornées par un visage humain à oreilles.

A partir du Nouvel Empire, le Livre des Morts offre l'image d'une montagne d'où sort la vache devant un éventail de papyrus, symbole du commencement du monde. Lorsque le défunt momifié pénètre dans le caveau, il navigue sur une barque dans les fourrés de papyrus des marécages, et prenant deux ombrelles de papyrus, il va les remuer et faire le bruit " seshesh ". Ce bruissement appelle la déesse pour qu'elle l'aide à sa renaissance. Cependant, pour gagner cette renaissance, il faut avoir vaincu des obstacles, affronté des démons dans le monde aquatique.

En 54 av. J.-C, Ptolémée XII fait ériger le temple d'Hathor à Denderah, Déesse de la joie, de la danse et de la musique, associée à Isis. (Le nom égyptien de Denderah est " Iounou-Neiret " (Héliopolis de la Déesse) qui a donné en copte " Ni-Tentere ", puis en grec " Tentyris ".) Aux époques ptolémaïque et romaine, le culte d'Hathor de Denderah, associé à l'Horus d'Edfou, continuera de se développer parallèlement aux cultes grecs traditionnels.



Origine : http://kemet.bleublog.lematin.ch/

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