Album Magique de Pierre, Episode No 67 : La survie miraculeuse de Saint Léger dénoncé par le diocèse d'Autun mais reconnu par celui de Fécamps...

Episode No 67 - La survie miraculeuse de Saint Léger dénoncé par
le diocèse d'Autun mais reconnue par celui de Fécamps…

Le Martyr de Léger, évêque d’Autun – Lundi 16 mars 2009 - Juste après avoir réagi devant le tableau de la Cène dans la cathédrale Saint-Lazare d’Autun, un autre tableau me fait profondément vibrer, c’est celui de Léger, évêque d’Autun dont j’avais découvert le martyr et sa fuite à Limoges avant d’être caché dans l’abbaye de femmes de Fécamps lors d’une de mes visites dans la cathédrale de cette ville. Sur ce tableau, on voit Léger qui est entrainé par les soldats d’Ebroïn sur le lieu de son exécution.

Histoire de Saint Léger : il est né en 615 et il est très vite orienté par sa famille vers une vie sacerdotale. A 38 ans, il est élu abbé et trois ans plus tard, il est appelé à la cour mérovingienne par la veuve de Clovis II en tant que précepteur des enfants royaux, les futurs Clotaire III, Childéric II et Thierry III. Il est aussi chargé de responsabilités administratives par la reine régente et, homme de cœur, il réussit à faire abolir l'esclavage des populations gauloises.

Peu après, il est nommé évêque d'Autun qu'il dirige fermement en restaurant les remparts de cette ville gallo-romaine. A cette époque, Autun est une ville bien plus importante qu’aujourd’hui, à l’origine elle s’appelait Augustodonum et était la première ville construite en Gaule par les romains.

Léger est un excellent politicien mais dans cette période trouble, des conflits de palais l’opposent à un certain Ebroïn. Un jour, il est mis en disgrâce alors que son concurrent grimpe… Ayant bien plus de pouvoirs, Ebroïn décide de se débarrasser de Léger en lançant une armée chargée d’assiéger son diocèse, Autun.

Malgré son impopularité vis-à vis de la population, n’est-il pas un étranger, Léger décide de se rendre pour la sauver d’un terrible massacre… Mais au lieu de l’exécuter dignement comme cela se pratiquait alors entre dirigeants, Ebroïn le fait cruellement torturer… Pour le diocèse d’Autun, Léger meurt à ce moment des suites de ses blessures dues à la barbarie d’Ebroïn…

Pour le diocèse de Fécamps, Ebroïn voyant Léger complètement sanguinolent et aveugle de surcroit, ne veut que le faire souffrir davantage. Alors, il le fait emmener par ses hommes de main dans la forêt voisine convaincu que les animaux sauvages, attirés par une proie incapable de se défendre, s’en nourriront dans la nuit qui tombe.

Mais, miraculeusement, Léger survit et il est retrouvé sur l’autre flanc de la colline par des amis proches après neuf jours d’errances. Le plus discrètement possible, ils le soignent et décident de l’emmener à Poitiers où il a été Abbé et où il a toujours des amis très sûrs. A ce moment, il n’a plus de langue ni de lèvres et ses yeux ont été crevés. Il est aveugle et ne peut plus parler normalement.

Une abbaye de femmes a ouvert ses portes il y a peu de temps pour accueillir plusieurs centaines de nonnes mais aussi des femmes de l’aristocratie qui ont été répudiées où qui sont en disgrâce. C’est dans une aile privée qu’il est caché mais grâce à l’aide morale et spirituelle de plusieurs de ces femmes, il retrouve miraculeusement la parole.

Mais c’est à cause d’un de ses propos qui lui est rapporté qu’Ebroïn apprend qu’il est toujours en vie. Il recrute quelques mercenaires qu’il charge d’assassiner Léger, de le décapiter et de lui ramener sa tête… Les sbires d’Ebroïn réussissent à retrouver son refuge et ils en surveillent les entrées et les sorties. L’attentat est mené le 02 octobre 678 dans la nuit mais la décapitation échoue grâce aux courages des gens d’armes chargés de la protection de Léger...

Après sa réhabilitation puis sa sanctification, le 02 octobre devient le jour de la fête de Saint Léger. Son corps a été enterré en pleine forêt, près d'Arras, par une dame pieuse. Puis une chapelle a été érigée sur l'emplacement prétendu de l’assassinat, sur la commune de Lucheux dans la Somme non loin de Sus-Saint-Léger.

Bientôt des miracles se produisent sur sa tombe et cela permet à un concile d'évêques de proclamer la sainteté du martyr lors de la fête de Pâques en 681 à Marly-le-Roi, bien que sa mise à mort soit politique et non religieuse. C’est son refus de la violence qui a fait de Saint Léger un exemple de chrétienté et c’est aussi la manière dont il a défendu les droits de l'Église qui a largement compté dans les luttes de pouvoir en cette époque aux pouvoirs instables.

En seulement deux ans, la renommée de Saint Léger continue de grandir et, vers 683, le roi Thierry qui avait soutenu Ebroïn dans son action le fait assassiner par ses soldats et demande pardon pour ses manquements à l'égard du saint qu'il fait reconnaître et honorer. Le transfert de sa dépouille a finalement lieu en 684 à Saint-Maixent-l'École, près de Poitiers. Là, il est inhumé dans une nouvelle église, proche de l'abbatiale, qui lui est désormais dédiée.

Mais une chose reste très importante pour moi. Malgré les nombreux documents historiques, pourquoi l’évêché d’Autun réfute la survie miraculeuse de cet homme alors que celui de Fécamps en possède de nombreux témoignages ???

Dans les jours qui suivent, je vais, grâce à la présence de Marie, faire des découvertes vraiment très intéressantes sur un homme étonnant qui possédait des valeurs spirituelles du plus haut niveau qui soit.

© Pierre pour CROIX de LUMIERE. . .